Les Balkans vont occuper un lieu privilegié parmi les problématiques inclues dans l’agenda du Sommet de l’OTAN de Bucarest, a declaré, lundi, Victor Micula, Secretaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères, responsable pour l’organisation de la réunion de l’Alliance du 2-4 avril, lors du début du séminaire „L’OTAN dans l’Europe de Sud Est: reconstruction et securité en Balkans”.
„Notre perspective sur l’avenir de l’OTAN fait référence à une Alliance avec une vision claire en ce qui concerne les Balkans, une Alliance qui puisse avoir la capacité de faire face aux risques et aux menaces à l’adresse de notre securité et qui puisse consolider les partenariats avec les Etats voisins ou même avec d’autres qui partagent nos buts”, a declaré le Secretaire d’Etat.
Il a montré que la Roumanie considère qu’il y a trois questions majeures concernant cette région qui vont trouver leurs solutions lors de l’événement deroulé en avril: l’élargissement de l’Alliance aux Etats candidats des Balkans de l’Ouest – la Croatie, l’Albanie et la République de la Macédoine, l’approfondissement des relations de l’OTAN avec les trois Etats admises au Partenariat pour la Paix – la Serbie, la Bosnie Herzegovine et Monténegro, et l’opération de l’OTAN en Kosovo (KFOR).
Micula a rappelé que la Roumanie soutient l’élargissement de l’Alliance à trois Etats candidats, vu que ces Etats sont arrivés à un niveau satisfaisant des réformes, après 10 années de participation au programme MAP, mais la Roumanie appuit aussi l’adhésion de la Serbie, du Monténegro et de la Bosnie Herzegovine au Plan Individuel d’Action pour le Partenariat (IPAP).
„La Roumanie est un des pays qui ont participé au KFOR dès le début de l’opération et nous allons continuer être présents au Kosovo. Même si nous ne reconnaissons pas l’idépendence du Kosovo, cela ne signifie pas que nous abandonons la responsabilité prise en vue de maintenir la securité dans la région”, a mentionné l’oficiel du MAE, ajoutant que les militaires du KFOR peuvent jouer encore le rôle de liaison entre les serbes et les albanais du Kosovo.
En même temps, le Secretaire d’Etat a souligné que l’integration des pays de la region dans l’UE et l’OTAN est la seule solution possible en vue de contredire la Churchill, qui disait que „les Balkans ont la tendance de produire plus d’histoire qu’ils sont capables à la consommer”.
Il a montré qu’en présent, tous les Etats balkaniques sont liés, d’une façon ou d’une autre, à l’OTAN et à l’UE, en étant unis par les mêmes valeurs, les mêmes buts et aspirations, et les chances de la région de progresser sont fondées justement sur cette excelente motivation de l’integration euro-atlantique. 'L’experience de la Roumanie confirme ce fait', a évidentié Micula.
Selon l’officiel roumain, la contribution de l’OTAN à la démocratisation de la région est incontestable, même si l’Alliance est d’abord une organisation politico-militaire.
Le Séminaire de Timisoara est organisé, lors du programme de diplomatie publique du Ministère des Affaires Etrangères a l’occasion du Sommet de l’OTAN, par l’Institut pour les Politiques Publiques, en partenariat avec Royal United Service Institute et avec l’appui du Ministère de la Défense et des autorités locales. A l’événement participe aussi des représentants de l’Alliance, des Etats membres, des parlementaires roumains, des représentants de la societé civile des pays de la région.
(Source: Rompres)